Association Française pour le Production Fourragère

Les Actes des Journées Professionnelles

Les cartes génétiques chez les espèces fourragères pérennes des régions tempérées

Auteurs : Julier B.

Mots-clefs :

Acte : Génétique et prairies (2005)

Résumé :

Les cartes génétiques, qui schématisent les chromosomes d'une espèce par la position de marqueurs, sont des outils désormais indispensables de la connaissance des génomes. Elles permettent de comparer les génomes d'espèces proches, pour repérer les régions dans lesquelles l'ordre des marqueurs est conservé (synténie), et de localiser des gènes d'intérêt. Elles sont couramment utilisés pour identifier les zones du génome intervenant dans des caractères complexes (QTL). Nous décrivons brièvement les modalités d'obtention des cartes génétiques, modalités communes à toutes les espèces, mais parfois plus complexes chez les espèces fourragères, à cause de leur allogamie et de leur polyploïdie fréquentes. Nous décrivons les cartes actuellement disponibles chez ces espèces fourragères. Chez les graminées, des cartes ont été obtenues chez des ray-grass diploïdes, anglais et italien. Des cartes de plusieurs espèces de fétuques sont aussi disponibles, à différents niveaux de ploïdie. D'autres travaux sont en cours, chez des espèces à gazon, mais rien n'a encore été publié sur des espèces fourragères moins cultivées et polyploïdes (fléole, dactyles, bromes…). Chez les légumineuses fourragères, plusieurs cartes ont été publiées: sur la luzerne (diploïde et tétraploïde), le trèfle blanc et le trèfle violet, le lotier corniculé et la gesse. Des cartes ont aussi été obtenues chez les deux espèces modèles des légumineuses, Medicago truncatula et Lotus japonicus. Aucune étude n'a été rendue publique sur des espèces économiquement mineures (trèfle souterrain, sainfoin, coronille). La synténie entre les espèces, analysée par les alignements des cartes, est importante entre espèces de graminées fourragères, et aussi entre les graminées fourragères et d'autres graminées comme le blé et le riz. De même, la synténie entre légumineuses est très élevée. Ces forts niveaux de synténie permettent de transférer les connaissances acquises sur les espèces modèles (comme le riz ou M. truncatula) dans des programmes internationaux, vers les espèces fourragères sur lesquelles des outils de la génétique moléculaire sont progressivement développés.

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Dernière mise à jour le
25/06/2018