Association Française pour le Production Fourragère

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Eléments nouveaux concernant l'utilisation de l'énergie et de l'azote par les ruminants

Paru en 1975 dans Fourrages n°62 (page 35 à 46)

Auteurs : Demarquilly C.

Co-auteurs :

Mots-clefs : valeur alimentaire, fourrage, méthode d'estimation, ration alimentaire

Résumé :

Les fourrages représentent une fraction très variable de la ration des ruminants. Il s'agit de déterminer les proportions optimales de fourrages et de concentrés pour obtenir des performances animales permettant la valorisation maximale à l'hectare.
Les fourrages et les concentrés n'ont pas une action additive ; l'apport de concentrés à un ruminant recevant un fourrage à volonté modifie non seulement la quantité de fourrage ingérée mais aussi la digestibilité de ces fourrages. D'une façon générale, la distribution d'aliments concentrés devient de moins en moins efficace au fur et à mesure que la qualité du fourrage augmente. La complémentation au pâturage n'a aucune ou très peu de répercussion sur les performances laitières ou d'engraissement des animaux, dans la mesure où le pâturage est bien conduit et permet d'offrir à volonté, aux animaux, de l'herbe de bonne qualité (repousse de quatre à six semaines). En revanche, si les fourrages sont moins digestibles. bien que très bien consommés, comme cela est le cas pour les luzernes, la complémentation aura une certaine efficacité.
La valeur azotée des aliments est actuellement exprimée par la teneur en matières azotées digestibles (M.A.D.) qui intègre la quantité de protéines digestibles dans l'intestin (P.D.I.) ou, mieux, la quantité d'acides aminés absorbés (A.A.A.) dans l'intestin, ainsi que la quantité d'ammoniaque (NH3) formée en excès dans le rumen et excrétée dans l'urine. Les protéines digestibles dans l'intestin sont la somme des protéines digestibles alimentaires non dégradées et des protéines microbiennes digestibles, ces dernières étant élaborées dans le rumen à partir de l'ammoniaque et de certaines protéines dégradées en acides aminés. La valeur azotée réelle d'un aliment va donc dépendre de la plus ou moins grande insolubilité de ces protéines dans le rumen et aussi de la plus ou moins grande intensité de la synthèse protéique microbienne. Les facteurs intervenant sur la solubilité des matières azotées des fourrages et la synthèse microbienne sont évoqués. Des exemples concernant les fourrages verts, les fourrages déshydratés, les fourrages ensilés et le tannage des protéines sont présentés et discutés. 

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Dernière mise à jour le
06/12/2018